Le mardi 8 juillet au soir, départ pour Corrençon en Vercors pour être prêt dès mercredi matin pour entamer cette traversée. Nous avons réservé la 1/2 pension à l’Hôtel du Golf de Corrençon, un peu de luxe et de confort. Un peu de sauna et de jacuzzi, et un excellent repas au restaurant gastronomique pour ne pas oublier la frugalité nécessaire des jours suivants.
Mercredi 9 juillet 2025.
Départ, de bonne heure, après avoir garé la voiture au dernier parking avant le golf. Il faudra revenir la chercher. Nous croisons quelques golfeurs, avec ou sans voiturette, et, plus surprenant, des biathlètes qui s’entraînent avec des skis à roulettes !

Le départ se fait le long du golf et du circuit de biathlon.

Nous suivons le GR91. L’étape s’annonce longue, 20 km et 1000m de D+. Le sac est lourd =, nous avons 3 jours d’autonomie, sauf l’eau qu’il faudra trouver sur le chemin.
Nous progressons vers le 45 ème parallèle et croisons une statue de loup taillé dans un tronc d’arbre.

Nous arrivons à la stèle du 45 ème parallèle.

Nous progressons dans la forêt qui nous protège d’un soleil déjà présent.



La nature a parfois des couleurs surprenantes.

Nous arrivons ensuite à la cabane de Carette, puis sur la plaine de Darbounouse et le Canyon des Erges. Montées et descentes entament notre énergie.


Nous arrivons enfin à la Jasse du Play, l’abri est vide pour l’instant, mais il va vite se remplir avec les randonneurs croisés aujourd’hui.

Nous continuons le chemin pour trouver une zone de bivouac « confortable », avec le Grand Veymont à l’horizon.


Je vais chercher de l’eau à une fontaine située à 800m. Heureusement l’eau coule encore. 1 litre en 1 minute. Un bon repas lyophilisé et l’espoir d’une bonne nuit de sommeil.
Jeudi 10 juillet 2025.
Aujourd’hui, normalement, l’étape est plus tranquille, 12 km et 400 m de D+. Tranquille, oui, mais j’ai passé une nuit horrible, mon matelas a une fuite et j’ai somnolé plus que dormi et je me lève fatigué. La météo est toujours excellente.
Nous passons d’abord à la source pour remplir nos gourdes. L’eau s’écoule encore plus lentement, mais nous arrivons à faire le plein. Le Vercors, par sa géologie, ne garde pas l’eau !

Nous progressons le long du Grand Veymont, jusqu’à la Source des Serrons qui glougloute à peine. Cela fait déjà quelques années que cette source s’assèche.



Nous dépassons la Grande Cabane, bergerie dont il faut faire le tour pendant les périodes d’alpage. Nous laissons le Grand Veymont derrière nous.

Nous continuons jusqu’à Pré Peyret où nous bivouaquerons après avoir laissé passer un troupeua de brebis et les patous ou autres bergers d’Anatolie qui les accompagnent.

Nous trouvons un endroit plutôt sympa pour passer la nuit, avant la descente de demain matin. Un dernier petit tour pour remplir les gourdes à la Fontaine des Endettés, où nous croisons une colonie de vacances en rando.
Vendredi 11 juillet 2025.
Aujourd’hui, longue descente vers Die où nous allons essayé de prendre un train vers Valence et arriver à temps pour que je puisse récupérer ma voiture ( avant 17h ! ).
Au petit déjeuner, une visite impromptue.

Après avoir tout rangé, nous entamons le descente par le Pas de Chabrinel.


Après avoir pris un chemin de traverse pour éviter la route forestière du Château, nous suivons la route vers Romeyer et Die. Nous espérons croiser une voiture qui nous prendrait en stop. Nous n’avons guère envie de faire 8 km de goudron.
Comme il s’agit d’un cul-de-sac, la circulation est rare. La première voiture, immatriculée en Allemagne, passe sans ralentir. La deuxième s’arrête. Il s’agit d’un jeune père avec ses deux fils en bas âge, habitant une maison isolée dans les bois, qui nous fera de la place pour nous emmener jusqu’à Die ! Merci à lui.
Nous arrivons donc à Die où nous aurons le temps de prendre un bon café avant d’attraper le train pour rentrer à la maison.
